Analyse de My Friend
My friend (1961)
You know that I can do no harm
You know that I can’t be a liar
Oh won’t you please drop my tears away
Can you weave the threads of time
Interlace, you’re full of grace
Can you turn into blue
The days I spend with you
Can you spin the weave of life
Roll it slowly, take a day
Make it bright, oh I mean beautiful
Like a picture on the wall.
Cette chanson a été écrite par Allan Stocker en 1961 lors de son passage sur la côte atlantique française. Ce morceau est une métaphore filée où se mêlent les liens de l’amitié et les fils utilisés par les pêcheurs pour rapiécer leurs filets. Allan Stocker écume les ports, de Bordeaux jusqu’à Dunkerque, se produisant dans de petits pubs marins où il est soutenu et encouragé à la création. Il y travaille également ponctuellement comme serveur, videur de poissons, cordelier, prêcheur à la ligne, afin de mettre un peu d’argent de côté pour financer sa traversée vers les Etats-Unis.
Entre l’image de la vieille reprisant les filets, hautement symbolique d’une Pénélope attendant le retour de l’êtré aimé, et celle des pubs enfumés où se nouent des amitiés pêcheresses, pour Allan Stocker il n’y a qu’un pas. My Friend, ayant été écrit à l’intention de Ronan Leverech, résonne comme une déclaration d’une rare sincérité envers un ami et mécène qui l’accueilla de février à mai 1961.